Un dimanche pluvieux. Juste quelques gouttes venant du gris, là-haut. Marche sur les trottoirs noirs, à côté des caniveaux limpides. Boulevard Voltaire. La mairie, le magasin de moto, les voitures qui passent. Quelques-unes. Et puis la rue Saint-Sébastien. Elle est bien cette rue. Il y deux petits restos chinois, un ou deux bars, sûrement trois kebabs aujourd’hui. Il y a aussi cet épicier arabe qui épie ses clients du fond de son local, et qui n’arrive que lorsqu’on attend devant sa caisse. Elle est chouette la rue Saint-Seb’. On n’est pas loin de la station Richard-Lenoir, si on veut aller à Bastille, à Répu, ou à la Gare de l’Est, c’est commode. Un peu plus en avant, la station Saint-Sébastien Froissard. Et sinon on revient en arrière boulevard Voltaire, et on tombe sur Sainte-Ambroise. C’est bien quand on veut aller à Nation. Mais dans ce cas, il vaut mieux descendre à Avron (non pas toi, MoitiePlus), une station juste avant. Il y a moins de couloirs. Il y a moins de monde.
Un dimanche pluvieux à Paris. Pas grand chose à faire à part marcher. Un petit peu. Seul. On croise une personne ici et là, on cherche leur regard, mais on ne voit que des parapluies, avec des couples en dessous. Boulevard de Charonne, on est tout petit.

