Archive for July, 2011

Jul
1

Ce qui ne vous est pas destiné

Non cette photo n'a aucun rapport avec la choucroute.

Aujourd’hui est un jour comme les autres, mais en plus pluvieux, un temps morose, ce genre de temps que beaucoup de gens ne supportent pas surtout les gens du sud, cela dit ils sont bizarres les gens du sud, ils ont des accents de parpaing, bref.

Moi les temps pluvieux ça ne me dérange pas plus que ça, vous comprenez j’ai vécu une bonne quinzaine d’année din ch’NORD, alors bon une pluie pour moi c’est juste une douche comme une autre, bref (encore un), je pense que notre cher et tendre Moitieplus ne me contredira pas (sauf pour mon orthographe et mes goûts de chiottes, cela dit je crois qu’il n’a pas complètement tort).

Donc, aujourd’hui (La correction automatique veut me mettre Jourdain a la place, j’hésite…)  est le genre de jour où tu vis une chose banale, commune à des millions d’autres personnes sur terre, pourquoi donc en parler, bah pardi pour que ce blog tourne un peu quoi…

Je sais plus où j’en étais… Ah oui, le jour banal, le jour aussi où tout va parfois de travers, rien ne se passe comme on l’avait prévu, si tant est qu’on l’avait bien prévu, et y’a l’improvisation aussi.

Et puis il y a une personne qui tout d’un coup vous aborde et se met à vous parler de ce qu’il pense de la vie, une personne que vous n’aviez jamais vue auparavant… Et sa manière de vous parler est un peu envoûtante, on sent bien le charisme imposant de la personne, on a envie de l’écouter parler pendant des heures sans jamais l’interrompre sauf pour demander une suite à ses histoires. Mais pourquoi ses histoires sont elles si intéressantes ? C’est la question que je me suis posée. Intéressant n’est-ce pas ? :ironie: Cela dit je ne sais pas y répondre  et surtout je n’en ai pas envie.

Tout ce que j’en retiens c’est que ses mots sont arrivés à un moment précis où toutes sortes de questions, toutes plus inutiles les unes que les autres, fanfaronnaient dans ma tête et m’ont donc permis d’avancer à un moment donné, je suis peut-être trop influençable, je crois que j’ai bien fait d’arrêter la télé…

Ces mots qui nous marquent et qui ne nous sont pas destinées, mais qui au final auront un impact sur la suite des évènements, du moins de votre évènement personnel et qui  auront peut-être un impact sur une autre personne, mais on va s’arrêter là pour le coté “dommage collatéral” de la chose.

Ceci dit on peut se poser d’autres questions, comme faut-il se laisser impacter par les mots des autres, faut-il y voir un quelconque signe du destin, faut-il se raser après ou avant la douche ?
Mais surtout la question la plus importante: qui est donc cette personne dont le seul souvenir qui me reste sont des mots et des bribes d’histoires, etait-il réel ou bien était-ce le fruit de mon imagination… Je crois que je préfère rester sur le simple fait que ceci ne faisait pas partie d’un plan des extraterrestres et que demain sera un autre jour.

 

Jul
1

Pistolet à eau

Courses à Simply Market. Jeux d’eau dans un bac. Pistolet à bulles en plastique, un peu cheap, mais 3€50 seulement. Je prends pour Maé, qui aime bien les bulles. Sortie du supermarché pour la récupérer directement à la sortie du Centre de Loisirs.

Trajet CLSH-Maison, la louloute est impatiente de l’essayer à la maison. Papa ne cesse de vanter les mérites de ce petit pistolet qui fabrique des bulles tout seul. Maé de plus en plus impatiente. Arrivée à la maison, désemballage, tiens, deux piles sont nécessaires. Un peu surprenant, mais logique tout compte fait. J’insère les deux piles. Ne fonctionne pas. Je retourne les piles, au cas où. Ne fonctionne pas. Embarras. Maé ne semble pas comprendre ce qui se passe. Confession. Peine.

Direction King Jouet pour lui acheter un équivalent de consolation et de rattrapage de fierté paternelle. Arrivée devant le magasin à 18h55. Refoulés. Fermeture à 19h00. Embarras. Maé ne semble pas comprendre ce qui se passe. Confession. Peine.

Direction Géant Casino, qui lui, ferme à 21h. On trouve notre bonheur, un cerceau à fabriquer des bulles, fonctionne sans piles. 3€. Excellente soirée de retour à la maison. Parce que quand on veut faire plaisir, on le fait jusqu’au bout.

Jul
1

Au début

Le regard dans le vide, dans l’espoir que tu arrives, ce besoin de te sentir prêt de moi, de sentir ta chaleur, entendre ton rire, tes moqueries.

Le temps passe et j’ai l’impression qu’il est trop court, j’ai envie de crier a l’injustice, de nous laisser plus de temps, que ces moments ne partent pas comme ils sont arrivés.

Et pourtant toujours ce même sentiment a chaque nouvelle rencontre, comme si c’était la première fois, comme si je ne te connaissais pas, a savoir si tu me plaît, parce que je n’en suis pas sur ? parce que je ne suis pas sur ?

J’ai peur, voila, je l’affronte pour toi comme tu le fais pour moi, parce que ce sentiment qui ne veut pas se défaire petit a petit il faut prendre le temps de le défaire.

Parce qu’il faut prendre le temps, il ne faut pas se précipiter demain est primordial dans ce monde sans lendemain, le temps ne court pas, nous lui courons après, je ne veux pas courir après le temps, je ne veux pas te courir après, je veux être avec le temps, je veux être avec toi.

Silence, sourire, les yeux dans les yeux, le soleil se couche et l’espace d’un instant on oublie ce monde…

 

Jul
2

La nuit tous les chats sont noirs

Voyez-vous, je trouve la nuit redoutable, un ennemi impitoyable en quelque sorte. Tel Columbo revenant inlassablement vous hanter dans vos pensées les plus sombres, et puis la ce n’est pas votre femme qui vous répètent souvent ce que vous ne voulez pas entendre, non c’est plutôt cette petite voix intérieur.

Ah oui la voila, la raison, celle qui se prend toujours pour la plus forte et qui aime insister sur votre lâcheté et votre ignorance, se complaisant a pointer du doigt vos  faiblesses en appuyant bien profondément pour être sur que ça reste imprégnés dans votre mémoire.

La nuit devient donc la guerre de la pensée, la lutte de l’esprit contre l’esprit ou plutôt l’esprit contre la raison , ça fait moins schizophrène, une bataille lourdement armée de pour et de contre, de casse toi pov’con a coucou tu veux voir ma bite ou encore du je t’aime moi non plus.

Tout ça pour qu’au petit matin tu te réveilles avec un trou de mémoire ou peut-être le souvenir d’un rêve étrange qui n’a ni queue ni tête et qui fera sourciller certains , ricaner d’autres ou bien restera secret dans ton caleçon.

Et puis dans tout ça il y’a un espoir qui subsiste celui de demain.

Demain peut-être celui de toi et moi.

En attendant je suis las et je vais combattre.

Jul
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L’humour comme une arme.

Les philosophes, sociologues et comédiens sont d’accord sur un point: L’humour, bien utilisé, est une arme particulièrement dangereuse, une lame acérée, une flèche précise. C’est ce qu’a voulu prouver Hippolyte Lepoulain, quadragénaire de 52 ans.

Ce lundi 4 janvier, Hippolyte entre dans sa banque habituelle avec une cagoule, et somme tout le monde de s’allonger et de mettre leurs mains sur la tête. “Il a menacé de raconter la blague de Toto à l’église, et bien d’autres, nous ne pouvions rien faire!” témoigne l’un des otages.

Face aux menaces du criminel, l’un des guichetiers place tout l’argent disponible ainsi que ses effets personnels dans un sac. La directrice de la banque tente alors d’atteindre l’alarme: bien qu’elle ait pu la déclencher, Hippolyte met une de ses nombreuses menaces à exécution.

 

“Qui est-ce qui pue? C’est l’barbu!”

 

C’est ce trait d’humour qui atteindra la directrice à l’épaule gauche, lui faisant perdre beaucoup de sang. A l’heure actuelle, son pronostic vital est toujours engagé. Pris de panique suite à ce geste, le voleur fuira mais sera rattrapé par les forces de l’ordre. Le commissaire témoigne: “Il était très agité, paniqué, prêt à faire une autre énorme bêtise. J’ai commencé l’histoire du fantôme à la quéquette tordue pour le menacer, puis il s’est rendu sans résistance.”

 

Une enfance de violence

 

On en sait un peu plus sur cet homme, et sur les raisons qui l’ont poussé à commettre ce geste. Seul, au chômage et vivant à Roubaix, il a été exposé dès son enfance à l’Almanach Vermot qui selon ses dires “était toujours ouvert à la page du jour, sur la table de la cuisine”. On retrouvera chez lui des VHS de Guy Montagné, et des photos dédicacées de Max Pécas. Selon le psychiatre Michel-Hugues Onfrais, “Hippolyte cherchait un moyen de se sortir de sa situation financière et sentimentale désastreuse. Quand il a réalisé que l’humour était une arme, il a alors compris qu’il disposait d’un arsenal redoutable dans son salon. Il ne restait plus qu’à l’utiliser.”

 

Hippolyte Lepoulain risque jusqu’à 6 mois de pets d’aisselles quotidiens.