C’était un moment de poésie urbaine. Ah, la blonde mariée de la petite gare nordiste…

Elle était magnifique. Superbe. J’étais tranquillement sur le quai à attendre mon train en dévorant un snicker lorsqu’une déesse à la peau dorée, à la blanche robe et à l’auréole chapelière fit son apparition. Sa beauté rayonnante éclipsait l’élégance de son mari. Ce couple fraichement formé se faisait prendre en photo, visiblement avec une thématique “voyage de noces avec la SNCF: partez maintenant, arrivez en même temps que votre premier enfant”.

Les enfants, justement,parlons-en. Il y en avait quelques-uns qui regardaient la scène depuis un parc en surplomb: la plus âgée devait avoir 13 ans, et surveillait la jeune troupaille. La moyenne tournait à 11 ou 12 ans. Ils étaient si émerveillés par la scène qu’ils ne purent s’empêcher de lancer des “Oh regardez la mariée!” “Elle est trop belle” “La vache!”…

…”Hé elle est bonne!” “Hé m’sieur, je te donne mon vélo tu m’prêtes ta femme” , “C’est quand la partouze?”

De la poésie j’vous dis.